Il y a 76 ans, jour pour jour ! N’oublions jamais

Une dernière nuit sur une couche de paille humide et malodorante, suivi par un réveil brutal et une fouille sélective. Aligné sur la grande place, tous reçurent une boule de pain et un gros saucisson.

Le convoi passe la porte en silence, serré entre deux cordons de sentinelles armées de mitraillettes. Pour la deuxième fois, les Déportés vont traverser Compiègne. Un officier S.S. précède la colonne qui descend lentement vers la gare.

Les premiers rangs atteignent le quai de la gare de marchandises où les attendent des wagons à bestiaux grands ouverts. Ces wagons ont une contenance officielle de 40 hommes ou 8 chevaux. Ils mesurent 7 m de long sur 2.5m de large pour une hauteur de 2m20. Soit une surface de 17m50. Si l’on retire l’espace où se trouvait le bidon servant de toilette, il ne restait pour chaque Déporté qu’une surface proche du format d’une feuille A4.

Bottes, cravaches et crosses frappent, cinglent, pilonnent pour pousser et comprimer à l’intérieur les prisonniers avec leurs bagages jusqu’à ce que le compte, désespérément élevé d’une centaine d’hommes, y soit. La porte, immédiatement verrouillée sur un fouillis de pieds écrasés, de jambes coincées, de bras et de corps broyés les uns contre les autres, plonge le wagon dans la pénombre, le jour ne filtrant qu’au travers de la petite lucarne supérieure, garnie de barbelés, servant d’aération.

Comment respirer, s’asseoir, bouger ?

Les portes des wagons sont fermées et cadenassées.

Le convoi du 27 avril 1944 vient de partir. Il durera 4 jours et 3 nuits d’un hallucinant voyage où soif, asphyxie et démence transformaient certains wagons en cercueils ou cellules d’aliénés.

En fin d’après-midi du quatrième jour, le 30 avril, le convoi déchargeait sa cargaison humaine, sous un ouragan de terreur, sur un quai apparemment en rase campagne. En un instant, les portes des dix-sept wagons s’ouvrirent avec fracas.

En quatre secondes, la centaine de Déportés se trouvait basculée pêle-mêle sur le ballast et sur l’herbe, en contrebas. Amas grouillant d’hommes meurtris qui se redressaient sous les injures et sous les coups. Tout le monde dévale le plan incliné qui aboutit à la route ; les morts, poussés par les chiens, roulent comme des tonneaux. Les rangs se forment. Les fous sortent de la colonne, gesticulent et crient… On assiste à un véritable carnage.

Plus d’une soixantaine de morts au cours du trajet et une dizaine d’hommes abattus lors de la descente des wagons.

Malades soutenus par les plus valides, la colonne se forme et s’ébranle, encadrée de sentinelles dont les crosses accéléraient aussitôt l’allure.

Des hommes tombaient…   Des rafales crépitaient…

Après environ deux kilomètres de marche forcée sur un étroit chemin caillouteux, la colonne entrait dans un camp signalé par un panneau : AUSCHWITZ

 

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