Notre ami Jean NIVROMONT vient de partir

C’est avec une profonde émotion et une grande tristesse que nous annonçons le décès de notre ami Jean NIVROMONT, survenu dans sa 95ᵉ année.

Jean a été, durant plus de quinze années, le trésorier dévoué de notre Amicale. Par sa rigueur exemplaire, son sens du devoir et son engagement constant, il a contribué avec fidélité à la bonne gestion et à la pérennité de notre association.

Mais l’engagement de Jean trouvait sa source bien au-delà de ses fonctions. Son père et son frère furent arrêtés par la Gestapo puis déportés dans le convoi des Tatoués, marquant à jamais l’histoire et la mémoire de sa famille.

Durant la guerre, alors qu’il n’était encore qu’un jeune homme, Jean fit preuve d’une force morale remarquable. Il soutint sa mère comme il le pouvait et porta avec courage l’absence de son père et de son frère, faisant face à l’épreuve avec dignité et sens des responsabilités.

Toute sa vie, Jean est resté fidèle à cette mémoire, discret mais profondément engagé, portant avec respect et constance le souvenir de ceux qui ont souffert dans les camps.

Son départ laisse un grand vide dans nos cœurs et au sein de notre Amicale, où son nom et son parcours resteront à jamais associés aux valeurs de fidélité, de mémoire et de transmission.

En mon nom personnel et au nom de l’ensemble des membres de l’Amicale, j’adresse nos plus sincères et respectueuses condoléances à ses fils, Marc et François, ainsi qu’à toute la famille NIVROMONT, et leur assure notre soutien le plus sincère dans cette douloureuse épreuve.

Journée internationale de commémoration des victimes de l’Holocauste et libération du Camp d’Auschwitz

En cette Journée internationale de commémoration des victimes de l’Holocauste et de prévention des crimes contre l’humanité,
en ce jour anniversaire de la libération d’Auschwitz-Birkenau,
la mémoire impose le silence… puis la parole.

Mes pensées vont aux 92 Tatoués laissés au Revier de Birkenau, abandonnés à un destin incertain, entre survie, souffrance et mort.
Ils sont ceux que l’Histoire a failli engloutir, mais que nous refusons d’oublier.

Mes pensées vont aussi à mon père qui eut tragiquement  la « chance » de ne pas rester à Birkenau. Une chance qui n’efface rien, mais qui rappelle l’arbitraire absolu de la barbarie nazie.

Aujourd’hui, à Compiègne, l’Amicale était présente.
Présente pour se souvenir.
Présente pour transmettre.
Présente pour rappeler que la mémoire n’est pas un hommage figé, mais un combat permanent contre l’oubli et l’indifférence.

Très bonne année 2026, le Notre Mémoire de janvier est arrivé !

Le nouveau numéro de Notre Mémoire va arriver dans vos boîtes aux lettres . C’est le n°61

Vous trouverez:

L’Edito

Le récit de Catherine NIVROMONT : 80 ans plus tard à KEVELAER

Le témoignage de Gérard MAILLE sur son grand-père Paul Parigny

Les recherches de Charlotte MARION

Le livre de Pascal CAILLE sur son papa Roger

Et quelques brèves informations…

Notre Mémoire Janvier 2026

Le témoignage de la détention de Roger Caillé (185 209) dans les camps d’extermination nazis.

 Sa vie ne tenait plus qu’à un fil lorsqu’il a été libéré. Pendant 14 mois, dans le supplice des camps d’extermination nazis, ce garçon de 20 ans a défié l’inhumanité, la bestialité, l’anéantissement.« La Fugue de Barbarie » témoigne de son combat où la volonté de vivre devient résistance.

 Cet homme, modèle de courage, je le connais bien : c’est mon père.

 L’histoire

Avril 1945. Malade, Roger va-t-il mourir ?  Février 1944. Dénoncé, il est arrêté à Gaillac avec ses camarades de résistance par la Gestapo et jeté en prison. Deux mois plus tard, à Royallieu-Compiègne, ce jeune homme est propulsé dans un wagon à bestiaux bondé jusqu’à la gueule. L’Amicale connait si bien ce Convoi de 1.700 hommes d’âge, de conditions, de religions, de métiers… différents. Un trajet cauchemardesque sans boire, ni manger. Après moult détours, il débarque 4 jours plus tard à Auschwitz-Birkenau. Démarre pour Roger un périple où l’inhumanité, la négation de l’individu, les privations et les mauvais traitements sont quotidiens pendant un an. Avec détermination, il survit – malgré tout – aux camps d’extermination de Auschwitz-Birkenau, Buchenwald, Flossenbürg, Hersbruck et Dachau.  29 avril 1945. C’est une lueur d’à peine 35 kilos, rongé par le typhus, la dysenterie, la pleurésie et auto-amputé, que les Américains découvrent à la libération du camp de Dachau. S’ouvre un nouveau et long combat: celui de sa reconstruction, avec ses blessures physiques et psychiques qui ne cicatriseront jamais entièrement.

 

 

Pascal Caillé, après une carrière entre journalisme et communication, se passionne pour l’histoire unique et tragique de son père. Roger Caillé, dans les camps nazis. La Fugue de Barbarie est née de sa volonté de compiler des témoignages qu’il glane de-ci, de-là, d’extraits de conférences, de discussions qui par petits bouts finiront par décrire sans en cacher les détails les plus éprouvants d’un des événements les plus incandescents du XXe siècle. À travers le dépassement héroïque de la souffrance d’un homme qui aurait dû mourir, ce mémorial filial valorise la courageuse détermination de l’être humain à vivre dignement même face à la pire des barbaries.

Le livre peut être acheté sur le site de la maison d’édition : les passagères
Il est également disponible sur toutes les plateformes : FNAC, Amazon, Decitre, Cultura…

 

 

Visite à notre ami Pierre JOBARD

Aujourd’hui, j’ai rendu visite à notre ami Pierre Jobard. Malgré son âge, il se porte bien et profite d’un repos bien mérité. Il faut se souvenir que Pierre, arrêté et torturé à seulement 17 ans, fut ensuite déporté dans les camps d’Auschwitz-Birkenau, Buchenwald et Flossenbürg : un destin tragique et une résistance admirable. Véritable grand monsieur, il est aujourd’hui le doyen de l’Amicale, et le dernier survivant du convoi du 27 avril 1944.

Sa présence inspire le respect et l’humilité. Pourtant, Pierre se distingue par une gentillesse et une humanité rares. Âgé de 98 ans, il conserve une extraordinaire clarté d’esprit, aborde tous les sujets sans détour, et partage une vision lucide de la France et du monde.

Sa force, son témoignage et son ouverture à la discussion sont une inspiration pour chacun ; passer du temps auprès de Pierre est une véritable leçon de vie.

Nous avons rendu hommage à nos Déportés à l’occasion du 80ème anniversaire de la Libération des camps

Dimanche 27 avril 2025, soit 81 ans jours pour jours du départ du Convoi des Tatoués, l’Amicale a rendu hommage à nos chers Déportés en remettant à la ville de Compiègne son 6ème drapeau. Celui-ci est brodé : Ville de Compiègne pour que le lien qui unit la ville de Compiègne au convoi des Tatoués soit indéfectible.

Très belle cérémonie où le Président Christophe DHAM a lu le message officiel écrit conjointement avec les associations nationales de Déportés. Puis il a remis le drapeau à Monsieur Philippe MARINI, Maire de Compiègne et Sénateur honoraire de l’Oise. Le drapeau a ensuite pris la tête du cortège pour se rendre au Mémorial.

Très belle Assemblée générale au Mémorial de l’Internement et de la Déportation de Compiègne

Le samedi 26 avril, l’Amicale était en Assemblée générale à Compiègne.

Vous recevrez le compte-rendu avec le prochain NOTRE MEMOIRE.

Pour ceux qui n’ont pas pu se déplacer, sachez que vous avez été parfaitement représentés. L’Assemblée a travaillé sereinement avec rigueur et dans la bonne humeur. L’Année prochaine, nous serons à Brice la Gaillarde.

 

     

Notre Exposition est à MENDE en hommage à un Tatoué: Henri BOURRILLON 1851523

Notre exposition a été sollicitée par la mairie de Mende pour un hommage à Henri BOURRILLON, le grand-père de Joëlle CASES et d’Annick SERVOZ-PERICAT.

C’est Jean Paul CASES qui a fièrement porté notre drapeau.

Beaucoup de monde à l’inauguration et moment d’émotion lors du dévoilement de la plaque en l’honneur d’Henri.